LA LIVRAISON à DOMICILE DE BOUTEILLES DE GAZ

8 juin 2016

Odeur de gaz : d’où vient-elle ?

L’odeur du gaz domestique est facilement reconnaissable. Pourtant, le gaz dans son état naturel ne dégage aucune d’odeur. Alors d’où vient cette odeur si caractéristique ? Pourquoi doit-on obligatoirement « parfumer » le gaz, et comment procède-t-on ?

 

L’odeur du gaz, une question de sécurité

 

Dans son état initial, le gaz domestique n’a pas d’odeur. Toutefois, il représente un danger pour l’homme et peut potentiellement être à l’origine d’explosions ou d’asphyxies. Pour éviter de telles conséquences, on ajoute une odeur au gaz domestique depuis qu’il a commencé à être commercialisé, après la Seconde Guerre mondiale. 

Concrètement, des molécules odorantes sont ajoutées au gaz naturel (méthane, CH4) dès qu’il entre sur le territoire français. Le mercaptan a d’abord été utilisé pour son odeur de chou pourri immédiatement détectable en cas de fuite. Toutefois, cette molécule n’est plus utilisée dans le gaz domestique à cause de son odeur justement trop désagréable, mais aussi à cause de ses propriétés corrosives qui détérioraient les canalisations.

À présent, l’odeur du gaz que l’on sent provient du tétrahydrothiophène, appelé couramment THT. Ce composé soufré cyclique est ajouté au gaz à raison de 15 à 40 mg par m3 et permet une détection plus facile en cas de fuite. L’importation de gaz représentant 98 % de la consommation française. Le THT est injecté lorsque le gaz entre sur le territoire, grâce aux canalisations en provenance de Russie majoritairement. Si le gaz est transporté à l’état liquide à bord de méthaniers, la substance qui le parfume est ajoutée au moment de la regazéification.

 

 

Pouvoir détecter une éventuelle fuite de gaz

 

Pour les gaz propane et butane, l’odeur permet également de détecter une éventuelle fuite. Ces gaz contiennent naturellement des substances odorantes qui peuvent être intensifiées en ajoutant certains produits dérivés des thiolanes, contenant du soufre.

Lorsqu’il était fabriqué à base de charbon, le gaz contenait naturellement du sulfure d’hydrogène, à la fois dangereux et nauséabond. À présent, le gaz domestique n’est plus issu de la distillation de la houille. Purifié, il est devenu inodore et les produits que l’on lui ajoute sont à la fois détectables sans être dangereux.

Toutefois, il est vivement déconseillé de rester exposé à une odeur de gaz trop longtemps. Les additifs, s’ils sont aussi « inoffensifs » que possible, restent dangereux et toxiques pour la santé en cas d’inhalation répétée ou durable.

 

 

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